Agir contre les RPS : vers des solutions concrètes pour préserver le bien-être au travail

Dans cet article, nous explorerons les leviers à mettre en place pour réduire les RPS et améliorer le bien-être au travail, un enjeu essentiel pour les employés comme pour l’entreprise.

Agir contre les RPS : vers des solutions concrètes pour préserver le bien-être au travail

Après avoir abordé les risques psychosociaux (RPS) et leurs causes, il est temps de se concentrer sur les actions concrètes pour les prévenir. Les RPS représentent un enjeu majeur pour la santé mentale et physique des salariés, mais aussi pour la performance des entreprises.

Dans cet article, nous explorerons les leviers à mettre en place pour réduire les RPS et améliorer le bien-être au travail, un enjeu essentiel pour les employés comme pour l’entreprise.

Quelques indicateurs de calculs pour mesurer les RPS en entreprise.

Taux de rotation de l’effectif : (somme du nombre d’arrivées et de départ sur les 12 derniers mois / 2) / effectif moyen des 12 derniers mois
Taux d’absentéisme : jours d’arrêts maladie / effectif

→ Il est important de répéter ces combinaisons régulièrement pour avoir des données qui s’étalent dans le temps, observer si les résultats ont tendance à augmenter ou au contraire diminuer, et ainsi en tirer des conclusions.

Comment faire face aux RPS ?

Il est bon de rappeler que les RPS sont singuliers et dépendent de chaque individu et de son cadre de travail. Dès lors, il n’y a pas de solution parfaite pour lutter contre les risques psycho-sociaux en entreprise. C’est à chaque entreprise, en prenant le pouls auprès de ses salariés avec des solutions comme Octomine, d’établir un diagnostic puis de mettre en place des solutions adéquates.

Il y a deux façons de faire face aux RPS. La première étape avant d’agir, et de prévenir. La seconde est d’y répondre après coup. Ces deux étapes se déclinent elles-mêmes en deux situations :

  • Prévenir :
    • Évaluer les risques suite à une modification des conditions de travail
    • Évaluer les risques dans des conditions déjà en place
  • Agir :
    • Suite à un accident de travail
    • Suite à une alerte

Procéder à une démarche de prévention collective

La prévention collective a pour dessein de permettre l’évaluation précise du niveau de risques pour y répondre de manière efficace et durable.

Le meilleur moyen de prévenir, c’est d’adopter une organisation favorable à la santé physique et mentale des salariés. Pour ce faire, privilégiez du travail en équipe, un temps suffisant à la réalisation de chaque tâche, une mise en avant des compétences des salariés, et laissez à ces derniers des choix dans les décisions de l’entreprise.

Il y a trois façons de prévenir :

  • Prévention primaire : cette méthode durable permettre de lutter contre le risque dès sa source.
  • Prévention secondaire : cette solution à court terme cherche à renforcer la résistance des salariés aux RPS.
  • Prévention tertiaire : cette approche en cas d’urgence consiste à réfléchir à la meilleure manière de prendre en charge les salariés touchés.

Actions concrètes

Après la démarche de prévention collective, les autres étapes sont l’élaboration et le suivi d’un plan d’action.

Exemples d’élaboration d’un plan d’action :

  • Établir un climat de confiance
  • Développer la culture de prévention
  • Organiser le travail pour le rendre plus attractif
  • L’adapter aux capacités des salariés
  • Affirmer les rôles de chaque collaborateur
  • Leur permettre de prendre part aux changements de l’entreprise en les consultant
  • Faire des points régulièrement
  • Favoriser les interactions sociales
  • Communiquer clairement à toutes les échelles hiérarchiques
  • Laisser une libre parole aux salariés (via, par exemple, des entretiens et des réunions)
  • Formation du management
  • Tenir compte des remarques
  • Valoriser les travaux de chaque employé

Suivi d’un plan d’action :

Après coup, évaluer l’efficacité des mesures adoptées pour définir si celles-ci sont utiles ou non et de quelles manières elles peuvent être perfectionnées.

Il faut également distinguer des situations traitées à l’échelle personnelle, comme le stress, de la gestion collective.

Le plan d’action doit à la fois être lié aux résultats du diagnostic et validé par tous les collaborateurs.

💡
En bref : Agir contre les risques psychosociaux nécessite une approche globale, impliquant les individus, les équipes et également les structures organisationnelles. En mettant en place des actions préventives adaptées, en favorisant la communication et en encourageant une culture du bien-être, les entreprises peuvent non seulement limiter les RPS, mais aussi renforcer la motivation et la performance de leurs collaborateurs. La lutte contre les RPS est un investissement à long terme pour un environnement de travail plus humain et plus productif.

→ Parce qu’agir contre les RPS n’est pas seulement une question de conformité, mais de responsabilité collective.